Page d'accueil
    Histoires de voies
    Des bites, jusqu'aux bitures.
    My way
    Sa vraie vie - after PG's leaving.
    10 %
    ¤ - Lettres ouvertes - ¤
    Vendeuse de tristesse
    Silly Thing
  A propos
  Archives
  Livre d'or
  Contacts
 

  Souscrire
 


 
Liens
   POST SECRET
   Miloulablog
   Kmlz
   Vinyle & Dentelle

http://20six.fr/viciouswhite

Hébergé par 20six.fr



 
Atteindre une URL > entrer

"C'est trop peu fière que j'ai réussi à le faire renoncer au sexe en ce grand soir. Le sexe c'est juste une pénétration, le reste est considéré comme un câlin interminable et souvent jouissif. En renonçant, on comprenez par là que j'ai pu hurler - dans ma tête - : "je ne suis plus vaginique !!!". Non je ne suis plus, ni ça ni autre chose. Juste nympho dans mes rêves du matin. Je me suis tapée un bloggueur, l'ex de ma pétasse de copine (le meilleur de tous), le facteur mignon, le garçon des galeries lafayette, mon propre ex (le pire), le tout en 3 nuits. A chaque fois je baignais dans l'eau, sorte de liquide amniotique rassurant : j'ai le consentement de maman pour niquer la terre entière. [je pleure]. Liquide amniotique qui s'est avéré être ma propre transpiration dans laquelle j'ai failli couler. J'essaie d'être gaie pour avoir rayé l'absence de vagin en moi, mais justement, mon vaginisme parti, il a emporté la joie. Il a laissé derrière lui le drame d'être différente, le rictus de dégoût sur les copines quand on prononce LE mot, les honoraires trop élevés, la spé de la psy, les livres, les articles, les mots, le sel des larmes séchées, les mouchoirs usagés, le nez bouché au matin, et autres traces de combat. Mon âme ne m'entend pas pleurer la nuit, il préfère s'enfoncer dans le matelas, comme il dit. Alors je saute, je soupire, je m'enfonce aussi, je remonte aussi sec, je meurs, je suffoque, je m'étouffe un peu, je gémis, je sanglote et je m'endors comme ça vers 3h30. Les livres sur amazon.fr ne sont pas assez nombreux, les récits de Pascale Clark ne sont pas assez trasho-explicites. Je veux des images, des mots crus, des détails, des larmes comme les miennes. J'ai expliqué 15 fois dans ma tête, pour préparer ma dernière séance chez le psy, comment j'étais devenue COMME une homosexuelle : au début j'ai rejeté, j'ai nié en profondeur JE SUIS NORMALE, j'étais triste et je cachais mon absence de vagin. Et ensuite c'est devenu doucement mais sûrement un OUI JE SUIS VAGINIQUE. Oui je refuse de baiser, c'est aussi profond que toutes les bites qui ne m'ont pas traversées. Tout juste. Maintenant, j'aimerais l'imprimer sur mes cartes de visite, le mettre dans l'annuaire, avoir un site entier pour le raconter, le dire à ma famille dans une grande réception, et faire chier la terre entière pour avouer que je me sens bien comme ça. "Salut je m'appelle Fuckette je suis infuckable par choix et par contrainte". Après tout ça, je tuerais ma propre mère avec mes mains pour seulement lui faire comprendre que c'est de sa faute. Et quand elle a dit qu'être vierge à 24 ans c'était ANORMAL ANORMAL ANORMAL ANORMAL, je devrais lui dire qu'elle-même a fait de moi une handicapée. Je vais aller aux JMJ tiens. Je vais être responsable de la fin de l'espèce Humaine et vous l'aurez mérité, vous qui êtes seulement cons au point de baiser."


                                                                   Nell Ivy Ploy, LONELY IN PLY

17.8.05 13:59


Même si tu restes, même si tu me détestes.

1 - A la mairie, assise à ne pas écouter le blabla, je me suis demandée comment ça aurait été si ça n'avait pas été le même. S'il était là, comment ce serait ? Est-ce qu'on s'aimerait ouvertement ? Et le bleu aurait-il viré au vert ?


2 - Dans la salle des fêtes, je regardait le champ de blé autour. Je me suis vue m'enfuir avec lui. Et attendre la fin en arrosant le blé d'un alcool bien trop fort. Il aurait apporté une Absolut et puis FIN. On serait partis pour manque de rock. On serait peut-être même jamais revenus, un bateau nous attendait.

6.7.05 17:22


Ode à Bartholin.

C'est dingue toute cette flotte sur commande. Le ruisselant emporte le collant.
6.7.05 17:16


D'ici quelques semaines.

Notre processus est en marche. On a essayé et réessayé pendant 2h30 lundi... parce-qu'il faut entretenir la machine, rôder les machins, etc.


Et après avoir gémis et saigné un peu, je me demande si ça y'est pas !?


L'appétit vient avec la famine.

6.7.05 17:15


Les boîtes vertes portent malheur.

J'aurais imaginé me balancer à un tel point sur ma chaise aujourd'hui. Non pas que physiquement je suis en mouvement, mais mon cerveau tangue.


C'est hier que j'ai dû faire un bad trip au lexomil. C'est bien le pompon tiens. Maman m'a encore achevée, et un coup de l'autre derrière la nuque n'a pas arrangé les choses.


Alors oui, bad trip au lexomil. Il a fallut que je mange tout d'un coup, et quand je suis rentrée dans la cuisine, je me suis enfoncée dans des coussins pendant que les murs glissaient. J'ai été dans l'obligation de marcher sur place trois fois sur les 4 points cardinaux pour attraper la barbapapa, et les lumières allumées aux fenêtres d'en-face me renvoyaient en pleine face toutes les têtes dont j'ai pu avoir peur en 20 ans. Le crochet du buffet n'a jamais été à sa place, il a fallu que je le touche 5 fois. Et en me couchant, j'ai regardé Delarue. Et là je suis partie dans ma tête.


Quand Il est venu se coucher, il est passé me caresser les seins, mais je me sentais huilée (huileuse ?). Et dans la nuit, j'ai choisi ouvertement de lui parler du cardi-wrap que j'ai quand même acheté malgrée la taille M/L. Et au réveil, tout le bruit qu'il faisait s'est amplifié, mais j'entendais rien, je ressentais seulement les ondes. Il a claqué la porte et est parti bosser. C'est seulement quand les éboueurs se sont occupés du verre, que j'ai cru mourir. Un amas de verre pilé et tessons de bouteilles dévalaient du dernier étage à mon rez-de-chaussée. J'ai faillit être engoufrée et mourir sous les coupures.


Ce matin, le monde semble encore trop calme et qd un contact MSN me parle, j'ai l'impression de me parler. Je sens que je vais me dire les pires saloperies. Le monde est bancal, le lexomil m'a ouvert une porte secrète.

30.6.05 11:16


Tout ça pour ça.

L'extraordinaire mécanique de la tête sur le corps, qui s'inverse et devient le corps sur la tête.


Je suis bientôt guérie, jouons.

23.6.05 11:21


The way that I need it, day after day.

"One man can predict the future" - ou just Catwoman.


 


Quand j'avoue, les gens ont l'air dégoûté.


Mais elle dit que la forteresse est utile AU DEBUT. Il faudrait en casser les briques, APRES.

25.5.05 10:26


Restes de bribes - étude socio-logique (oui enfin nan mais si.)

C'était en 3ème, donc finalement y'a pas 10 siècles non plus.


Personnes présentes : 1 meilleure amie, 4 copines, 1 truie (?!).


Dans un escalier avant de rentrer en cours, on a toujours des conversations hautement intellectuelles. A savoir, ce jour, "trouverons-nous le prince charmant ?". Conclusion : ouais sans doute. Et niveau pratique : "combien de temps avant de coucher avec lui ?"... Silence (c'était parce-qu'on réfléchissait).


Une de 4 se lance : -oh bah... quelques temps quand même, pas comme cette pute de machine. On est pas des putes quand même.


Après qu'on ait rebondi, la conclusion fut "pas avant 2 ou 3 mois : faut qu'on se connaisse, qu'on s'aime", etc.


Maintenant, je compte plus les "oh j'ai été conne, on a baisé le 1er soir", "oh naaaan, si vite".


D'où cette impression de ne plus être en phase avec le monde, ma génération m'a trahie.


Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta


(c'est pas Rutebeuf ?)

23.5.05 14:23


1 year later....

Gaffe, c'est long un an.


Pas réagis le jour-même, mais ces derniers temps ont rattrapé l'oubli. Un an c'est long oui.


Résultat : même la mort n'empêche pas qu'on le croise dans les rues.


Personne n'est pareil, mais il suffit de cheveux longs et bruns, d'une veste noire assez grande et de Converse mal lacées pour s'y faire prendre. Ca remue le couteau dans la plaie quelques instants, mais j'aime à croire que ça nous rassure : il est pas vraiment parti. Même sans le connaître, les autres gens le croisent aussi, lui parlent, etc. Il est nulpart et partout. Il est musique et Beatles. Un an qu'on a pas pu écouter Let it be en entier. Une éternité drôlement courte finalement. Impossible de mettre le vynile Sgt Pepper sur la platine, parce-que si je tombe sur A day in the life, le cafard deviendra scarabée [notez ce jeu de mots fantastique].


Un an après, je suis toujours hantée par ce qu'il peut y avoir dans sa boîte, fruit d'une énorme culpabilité. Je donnerais mon sac Hogan pour ouvrir la boîte, le sortir et faire comme s'il avait jamais été mort. On chanterait les Beatles et le dimanche, on se croiserait sur le quai de la gare. Aller à Paris par le même train, ce serait flatteur. Bon bref, on croise toujours Le Même.


Les vivants ne sont plus pareils depuis. Tout le monde a pris un peu de mâturité, et la musique sonne plus fort. Restent seulement des souvenirs et l'odeur du pollen, quand on le croisait dans l'avenue qui monte au lycée.


Tu pourrais repasser de temps en temps.

17.5.05 13:59


Chanson à la con

A trop le suivre


j'ai usé mes chaussures.


C'est comme ça c'est pas dur,


il m'enivre.

30.4.05 23:22


[première page] [page suivante]  [page précédente]



L'auteur du blog est responsable de tous ses contenus. Ouvrez votre blog sur 20six.fr ou myblog.de